Le 12 janvier dernier a changé la face d’Haïti en 47 secondes! Au moment du tremblement de terre, j’étais assis dans le salon, Wilcie discutait avec une amie dans notre chambre.
Puis exactement à 16:53, le sol s’est mis trembler avec un énorme bruit de claquement. Je savais de mon expérience martiniquaise que c’était un très fort tremblement de terre ! J’essayais de me relever et appelait Wilcie qui criait d’effroi. Nous sommes sortis rapidement dans le village en criant tremblement de terre, tremblement de terre, tremblement de terre … Sortez tous !!!
Nous avons cru vivre une éternité avant que nous soyons à l’extérieur, la maison bringuebalait comme un navire pris dans une forte tempête! Je m’attendais qu’à chaque seconde la maison s’effondre sur nous avant que nous n’ayons le temps de nous en échapper et voyais déjà les fatales conséquences. Nous avons couru vers le centre du village, où régnait une immense panique qu’il est difficile de décrire, tant le choc que nous avons tous subit au village a été brutal. Partout des cris, des hurlements qui résonnent encore dans ma tête. Tous les murs autour de moi sont tombés, mais je n’ai pas réalisé tout de suite! J’ai couru le plus vite possible pour arriver aux appartements des enfants Les mamans cédaient à la panique, mais heureusement les enfants restés dans les appartements sont sains et sauf. Puis quelqu’un m’a dit que l’école s’est effondrée et qu’il ya des gens sous les couches de gravas. Il y avait un cours cet après-midi là, un jeune enfant et plusieurs jeunes femmes ont été grièvement blessés, mais personne n’a perdu la vie. XXXX future vidéo Le directeur de notre école était pris au piège, il nous a fallu des crics pour le sortir de là. Le principal est que nous ayons pu sortir les victimes sauves. Une demi-heure après le tremblement de terre les premières victimes les premiers blessés, enfants et adultes ont commencé à arriver pour recevoir les premiers soins médicaux.
Nous avons à ca moment que ces 47 secondes sont la cause de la plus grande catastrophe que le peuple haïtien n’ait jamais connue lui qui est habitué à vivre avec les aléas de la nature. Le nombre de décès est estimé à 300.000. et même encore maintenant il ya des milliers de victimes sous les décombres. Non seulement Port au Prince a été touché gravement touché, mais Pétion-ville aussi est durement touché. Toutes les villes et villages côtiers ont été durement touchés. Il n’y a pas un haïtien qui n’ait perdu un parent, un enfant, un voisin, une connaissance et qui maintenant souffre psychologiquement de cette catastrophe
Merci à tous car nous avons pu fournir des aliments et de l’eau potable jusqu’à 15000 familles Nous conduisons une citerne dans divers camps où les sinistrés ce sont rassemblés, souvent dans de vieux, rideaux, cartons.
Rik et Sabine CELIE un couple de médecins de « doctors on mission » est intervenu après une semaine, pour aider des centaines de personnes en peu de temps.
Il y avait une équipe médicale des pays bas et de nombreuses personnes pour les aider, nous avons reçu des médicaments. Malgré tout ce que nous avons vécu c’était une bénédiction pour beaucoup d’entre nous.
L’aide, à l’heure qu’il est, est toujours en cours. Wilcie s’occupe de la distribution de l’alimentation, des vêtements, des tentes, des bâches etc. Chaque jour elle distribue à quelques 200 familles. L’avenir des enfants est notre préoccupation majeure. Les projets, le travail, ne manquent pas.
Au moïs de mai nous serons Wilcie et moi au pays bas pour des réunions, des conférences, et pour décider de orientations à prendre des choix à faire.
En ce qui concerne Haïti, il n’y a pratiquement rien de fait si ce n’est que l’electricité et le déblocage des rues et routes, mais comment faire ? Nous vous tiendrons au courant des suites et développements. Nous remercions tous ceux qui ont si généreusement et spontanément répondu.
Chaleureux remerciements
Jean, Wilcie SMOORENBURG et l’équipe
Traduction : Bruno LIEGEARD avec l'aide de Im translator
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